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Gers : l’économie redémarre, mais l’immobilier et le bâtiment restent en négatif

Sabazan

Sabazan (Photo Philippe Bataille)

La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) du Gers vient de rendre public le bilan de l’économie du dernier trimestre 2011 et les chiffres pour l’année 2011.

Il en ressort que lors du dernier trimestre 2011, le chiffre d’affaires des entreprises gersoises a augmenté de 9% par rapport au dernier trimestre 2010. Sur l’année, le chiffre d’affaires des entreprises gersoises a augmenté de 11%, tous secteurs confondus.

Les secteurs qui tirent leur épingle du jeu, et plutôt bien, sont l’industrie agro-alimentaire (+19% sur le dernier trimestre 2011) et les services (+15%). Dans l’agro-alimentaire, le vin gersois se porte bien et exporte beaucoup. Dans l’industrie, l’aéronautique finit l’année en positif et prévoit un début de 2012 sur une augmentation des commandes.

En revanche, le BTP et l’immobilier restent dans le rouge. L’immobilier surtout. Il est le secteur le plus touché par les baisses de chiffre d’affaire puisqu’il est en négatif depuis 2008. En 2011, il accuse une baisse de 13% sur le dernier trimestre par rapport au dernier trimestre 2010. Le BTP, lui, diminue de 3%.

Dopée aux mètres carrés

La Charente affiche 1,83 m2 de surface commerciale par habitant.

La Charente affiche 1,83 m2 de surface commerciale par habitant. (Photo archives Isabelle Louvier/ « Sud ouest »)

Bienvenu en Charente, son cognac, sa BD et ses zones commerciales. Ce pourrait être un nouveau slogan pour vendre le département. Car s’il est un secteur où la Charente peut gonfler ses muscles de championne, hors l’export de cognac, c’est bien en densité commerciale. Le fait n’est pas nouveau, mais la tendance s’amplifie alors que, démographiquement, le département stagne, vieillit, et que le salaire moyen n’y est pas connu pour atteindre des sommets.

Aujourd’hui, la Charente affiche 1,83 m2 de surface commerciale (1) par tête, contre 0,90 m2 en moyenne nationale. Au total, le département peut afficher 623 000 m3 dont 80 % de grandes surfaces, avec une prédominance des grandes surfaces spécialisées, et une forte concentration entre Touvre et Charente, a rappelé l’association Aspect (1), épaulée par la CCI d’Angoulême, lundi dernier, en préambule à son assemblée générale.

Les statistiques fournies ce jour-là, et que nous citons, proviennent de l’Insee et pour certaines des bilans de la Commission départementale d’aménagement commercial (CDAC), systématiquement saisie dès que la demande (installation ou agrandissement) concerne un établissement qui dépasse les 1 000 m2. En dessous de cette taille, depuis 2008, nul besoin d’autorisation.

Passage au galop

Ce qui inquiète – le mot est faible – la CCI et les adhérents de l’association Aspect, c’est que la course aux mètres carrés ne s’arrête pas, on peut même observer un passage au galop ces dernières années.

Entre 2002 et 2008, 132 000 m2 supplémentaires de surface commerciale avaient été autorisés. Entre 2008 et 2010, plus de 54 000 m2 supplémentaires ont été autorisés par la CDAC, dont 42 000 m2 pour les seules années 2009-2010.

Et ce n’est pas terminé. « Si tous les projets se réalisent, on va passer à un ratio de 2,1 m2 par habitant», indiquait lundi Philippe Lhomme.

Cette projection tient compte de toutes les tranches de la zone des Montagnes Ouest (un total de 130 000 m2 de surfaces commerciales sur 35 ha), dont une tranche de 25 000 m2 (17 780 m² de surface de vente) a déjà reçu le feu vert de la CDAC, ainsi que le multiplexe CGR, qui se trouve dans une autre tranche. Pour comparaison, Champniers, aujourd’hui, représente 74 000 m2.

La projection englobe aussi la livraison, prévue à l’horizon 2014, de la ZAC (Zone d’aménagement concerté) du Mas de la cour-Bellevue, à Châteaubernard, qui doit s’étendre sur 40 ha, et osciller entre 100 000 et 150 000 m2, soit une ZAC « plus grande que celles des Montagnes, à Champniers », a souligné la société d’économie mixte Territoires Charente, choisie dans les deux projets comme aménageur du site.

En Angoumois, l’espoir Scot

Cette course aux mètres carrés va-t-elle finir par s’arrêter ? La CCI (Chambre de commerce et d’industrie) tire la sonnette d’alarme depuis plusieurs années, sans effet. Il ne faut pas espérer en tout cas que le coup de frein vienne de la CDAC, car depuis la réforme de 2008, son équilibre interne est modifié. Si elle comprenait auparavant six membres dont un représentant de la CCI, un de la Chambre de métiers et un des consommateurs, qui pouvaient faire contrepoids, aujourd’hui, elle comprend cinq élus et trois personnalités qualifiées choisies par le préfet.

Pour ce qui concerne l’Angoumois, toutefois, comme l’a souligné l’élu François Bonneau, lundi dernier, l’instauration du Schéma de cohérence territoriale (Scot) sur 37 communes devrait avoir une influence. Il a noté « une course contre la montre entre le désir de Champniers d’obtenir les autorisations et l’élaboration du Scot. Les conclusions du Scot [appliquées en 2003] seront très importantes sur le projet » d’extension de la zone des Montagnes.

(1) La surface commerciale, contrairement à la surface de vente, engloble certains espaces (stockage, etc.) qui ne sont pas consacrés à la vente.

Fermeture de Sony dans les Landes : 400 000 euros encore disponibles pour la création d’emplois

La société Sony, qui a fermé son usine de Pontonx-sur-l’Adour en mai 2009, s’est engagée depuis à verser de l’argent pour créer de nouveaux emplois dans le même bassin. A ce jour, il reste 400 000 euros en faveur de l’emploi, à utiliser d’ici le 30 juillet prochain. Cet argent est destiné à la création d’emplois CDI (Contrats à durée indéterminée) par des entreprises privées, qui peuvent bénéficier au maximum de 5000 euros par emploi, (dont 3500 au titre de l’embauche, 1500 au titre de l’investissement lié à l’embauche). Le bassin d’emploi concerné est le territoire des trois communautés de communes du Pays Tarusate, du canton de Montfort-en-Chalosse et du canton de Mugron, ainsi que la commune de Téthieu.

C’est le cabinet Tec-Ge-Coop, basé à Mont-de-Marsan, qui est chargé de piloter ce dossier. Des réunions de présentation de ces aides vont être organisées dans les prochains jours à Mugron, Pontonx-sur-l’Adour et Montfort-en-Chalosse.

La convention de revitalisation du bassin d’emploi signée entre Sony et l’Etat en juillet 2009 devait aider à la création de 310 nouveaux emplois. A ce jour, cette convention a contribué à la création de 119 emplois, qui ont impliqué un financement de 2 090 000 euros, versés par Sony.

“L’Hôtel de l’Industrie”, ce lieu complètement oublié

"Rien ne se perd, rien ne se crée… Il existe place Saint-Germain-Des-Prés, face à l’église, un bel immeuble abritant la « Société d’encouragement pour l’industrie nationale ». Communément appelé « Hôtel de l’Industrie », ce lieu ne sort pas de l’imagination fertile des Sarkozy, Hollande, Le Pen ou encore Bayrou. Les prétendants à la présidentielle ont beau avoir redécouvert les vertus d’une industrie « made in France » ces dernières semaines, la France industrieuse est une préoccupation qui ne date pas d’hier", écrit Dominique de Laage.

Lire la suite sur le blog Les coulisses de la Capitale

Le bel appétit de Spie Sud-Ouest

Alain Langlais, DG de Spie Sud-Ouest.

Alain Langlais, DG de Spie Sud-Ouest. (photo DR)

Spie, qui a développé une large offre de service dans le génie climatique, la maintenance, les réseaux de télécoms et les infrastructures urbaines, a depuis l’an passé un nouvel actionnaire. L’entreprise, dont plus de 15 000 salariés détiennent des actions, a fait l’objet d’un second LBO en six ans, c’est-à-dire d’une reprise en partie financée par endettement. Ses nouveaux actionnaires majoritaires sont le fonds d’investissement Clayton, Axa et la Caisse des dépôts du Québec.

Spie Sud-Ouest a, depuis quelques semaines, un nouveau directeur général. Alain Langlais a 55 ans. C’est un ancien de chez Dalkia, entré chez Spie comme directeur de la stratégie en 2000. Il a ensuite franchi tous les échelons de la filiale dans le Sud-Ouest, dont le siège est à Toulouse. Elle réalise, Europe du Sud comprise, 540 millions d’euros de chiffre d’affaires dont 130 millions en Aquitaine avec 1 000 salariés.

BAB, Landes et Médoc

Fort d’un chiffre d’affaires et d’un niveau de résultat 2011 conformes aux obligations financières du LBO, Alain Langlais anticipe un tassement du marché d’ici à 2013. L’entreprise, qui a déjà racheté Sarrat Industries (64) au début des années 2000 et Sofip-Errelat (33) l’an passé, spécialisée dans le logement, travaille à d’autres acquisitions dans le tertiaire et l’industrie.

Il ouvrira des agences sur le BAB (Bayonne-Anglet-Biarritz), à Mont-de-Marsan (40) et dans le Médoc cette année. Et ne désespère pas de percer sur le marché des partenariats publics-privés, largement tenu par les majors dans la région, à l’université notamment.

La croissance française progresse en 2011, l’Allemagne se maintient, l’Italie entre en récession

La croissance de l‘économie française a atteint 1,7 % en 2011 grâce un quatrième trimestre positif à 0,2 % et après un troisième trimestre positif à 0,3% a annoncé l’Insee ce mercredi 15 février. "Un chiffre conforme à la prévision du gouvernement publiée en août dernier" souligne François Baroin, le ministre de l’économie. La croissance française était de 1,4% en 2010 rappelle "Le Monde".
La consommation des ménages a légèrement ralenti en fin d’année (+0,2% au quatrième trimestre après +0,3% au troisième) détaille l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) alors que la formation brute de capital fixe (l’investissement des entreprises) est en nette accélération (+0,9% après +0,2%). Globalement, la demande intérieure finale (hors stocks) a contribué positivement à la croissance du PIB: +0,3 point après +0,2 point.

"L’investissement des entreprises accélère fortement alors que l’emploi se replie", relève Philippe Waechter, chef économiste chez Natixis AM dans un entretien au "Figaro". Grâce notamment aux ventes de matériel de transport (+7,9% contre +3,6% précédemment) au premier rang desquels on trouve l’aéronautique, les exportations réitèrent au quatrième trimestre le bon taux de 1,2% de croissance constaté l’été dernier, alors que les importations reculent (-1,2% après une hausse de 0,7% au troisième trimestre).

Au total en 2011, exportations et importations progressent au même rythme (+5,0 %) ; la contribution du solde commercial à la croissance est donc presque neutre : –0,1 point après +0,1 point en 2010.
Un taux de croissance de 1,7% donc pour 2011, qui tombe à quelques à quelques heures de la déclaration de candidature de  Nicolas Sarkozy alors que la gauche (dont Henri Emmanuelli) tablait sur des données moins positives.

De son côté, selon Reuters, le PIB allemand a progressé de 3 % l’an dernier mais accusé une faiblesse au quatrième trimestre, avec un recul de 0,2 % par rapport au troisième trimestre, a annoncé mercredi l’Office fédéral des statistiques.
L’économie italienne, elle par contre, s’est contractée plus nettement que prévu au dernier trimestre 2011, de 0,7%, selon les chiffres publiés mercredi par l’agence italienne Istat. Avec deux trimestres consécutifs de contraction du PIB, l’économie italienne s’inscrit dans la définition de la récession communément retenue par les analystes, plombée par les mesures d’austérité budgétaire prises par Rome pour contrer une contagion de la crise européenne de la dette, comme l’explique "Libération". Sur l’ensemble de l’année 2011, la croissance italienne ressort à 0,4% en 2011 après 1,4% en 2010.

La candidature de Sarkozy rattrapée par la dégradation de l’économie

Nicolas Sarkozy annoncera sa candidature demain mercredi, le même jour que la publication des prévisions de croissance de l'Insee

Nicolas Sarkozy annoncera sa candidature demain mercredi, le même jour que la publication des prévisions de croissance de l’Insee (AFP LIONEL BONAVENTURE)

Mercredi soir, à l’issue de son passage sur TF1, Nicolas Sarkozy sera officiellement candidat à l’élection présidentielle. Reste que si sa déclaration sera analysée sous toutes les coutures, celle-ci pourrait se télescoper avec une autre annonce: la publication demain des prévisions de croissance de l’Insee. Lesquelles seraient, selon Henri Emmanuelli, le député PS des Landes, négatives.

Une mauvaise nouvelle donc qui viendrait s’ajouter à l’annonce faite par l’agence de notation Moody’s.  Laquelle, lundi soir, a indiqué qu’elle envisageait d’abaisser à moyen terme le triple A qu’elle attribue à la France. Une annonce qui, ironie du sort, intervient un mois, jour pour jour, après que  Standard and Poor’s  eut retiré, le 13 janvier, son triple A à la France.

« Moody’s s’apprête à dégrader la note de la France et puis on apprend simultanément, souligne Henri Emmanuelli, que l’Insee va annoncer demain, sans doute, un - 0,2. Ça veut dire que la France entre en récession et ça veut dire des chômeurs en plus. »  Toutefois, si François Baroin, le ministre de l’Économie, a préféré évoquer "un faux-plat économique" à ce sujet ce mardi, nul doute que le chef de l’Etat aurait apprécié un meilleur « timing » pour sa déclaration de candidature que d’essuyer une nouvelle salve des agences de notations.

Sans compter que la semaine dernière, Renault, dont l’Etat est l’un des principaux actionnaires, a inauguré son usine géante  à Tanger. Une ouverture qui a de nouveau alimenté le débat sur la désindustrialisation de la France. Une implantation au Maroc de la marque au losange qui n’est d’ailleurs pas du goût d’Henri Emmanuelli : "Ca me choque, dit-il. Surtout qu’au moment de la crise, on a mis 6 milliards d’euros à disposition de l’industrie automobile. Non seulement ils ont pris l’argent et en plus ils délocalisent."

Mais c’est surtout l’attitude de l’Etat que le député landais dénonce : « Il y a un double discours. On dit qu’on lutte contre les délocalisations et puis il y a une pratique : on ne bouge pas un sourcil quand la direction de Renault décide d’investir à l’étranger.Le gouvernement aurait dû, au minimum, faire observer que ce n’est pas très judicieux. »

Reste que les inquiétudes qui ont accompagné cette implantation au Maroc et  l’annonce de Moody’s – en attendant celle de l’Insee… - ont au moins le mérite de ramener le couac sur la TVA sociale à une simple péripétie de la vie parlementaire.

Lundi, en effet, c’est la commission des Finances qui a ouvert le bal de cette semaine décisive pour Nicolas Sarkozy en rejetant la TVA sociale.Un projet sur lequel, on le sait, il s’est personnellement engagé. Toutefois, si ce rejet ne compromet en rien le vote de ce texte, il n’aura pas manqué non plus d’écorner la cohésion de l’UMP.

Christian Jacob, le patron des députés UMP, a certes dénoncé une « combine » de la gauche, Henri Emmanuelli, qui est aussi membre de la commission des Finances, ne l’entend pas ainsi : "Dès jeudi dernier, on avait inscrit les membres de la commission des Finances après avoir demandé qui serait là. Donc si Monsieur Jacob ne voit pas passer le Journal officiel de l’Assemblée, je n’y suis pour rien. Ça veut dire que son groupe ne fonctionne pas très bien."

Résultat : si Nicolas Sarkozy a d’abord choisi de se déclarer le plus tard possible, pour finalement accélérer le pas et se fixer sur ce 15 février, on ne peut pas vraiment dire que cette semaine ait débuté de la meilleure des manières pour lui. Le costume du candidat, chargé de se porter vers l’avenir, lui sera peut-être plus favorable. Mais force est de constater, à ce stade, qu’il ne croule pas sous les bonnes nouvelles.

Le prix de l’essence poursuit son envolée

Le climat a joué sur la demande, donc sur les prix.

Le climat a joué sur la demande, donc sur les prix. (g. bonnaud/«so »)

Le prix de l’essence dans les stations-service poursuit son envolée et atteint de nouveaux sommets historiques qui risquent de relancer le débat sur la maîtrise des étiquettes à la pompe à l’approche de la présidentielle.

Selon le ministère du Développement durable, le prix du litre de super sans plomb 95 a grimpé à 1,578 7 € en fin de semaine dernière. Celui du super sans plomb 98 s’est élevé à 1,618 4 €.

Tous deux dépassent ainsi leurs records, établis seulement une semaine plus tôt (1,564 € et 1,602 2 € le litre).

Le gazole a quant à lui progressé, à 1,418 € le litre vendredi, contre 1,396 la semaine précédente. Mais il reste en dessous de son plus haut de l’année (1,424 € le 13 janvier), et de son record historique du printemps 2008 (1,454 1 €). Ces prix de vente sont des moyennes nationales calculées par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) à partir de données fournies par les stations-service.

Depuis la fin 2011, le prix de l’essence caracole de record en record en France, sous le double effet des tensions géopolitiques (Iran, Nigeria…), qui maintiennent les cours du pétrole brut à des niveaux très élevés, et de l’affaiblissement de l’euro par rapport au dollar, qui amplifie le coût de l’or noir une fois sa valeur convertie dans la monnaie unique.

Cette flambée a déjà fait des vagues, en pleine campagne présidentielle. Le candidat socialiste, François Hollande, a proposé le mois dernier un « blocage temporaire du prix de l’essence », accompagné d’une restauration de la TIPP flottante. La majorité a balayé l’idée de telles mesures, qualifiées de « solution du passé ».

Espoir avec le redoux

Interrogé sur RTL au sujet de cette envolée des prix à la pompe peu avant l’annonce des derniers records, le PDG de Total, Christophe de Margerie, a estimé hier que la meilleure manière de faire baisser le prix de l’essence était d’investir pour trouver de nouveaux gisements.

« Plus il y aura de pétrole, plus les prix seront maintenus bas », a-t-il affirmé, critiquant au passage l’idée d’un blocage des prix. « Pour n’importe quel produit, ce n’est pas une bonne chose de bloquer les prix », et « c’est automatiquement le budget de l’État qui en souffrira », a-t-il souligné.

Le patron de Total a fait remarquer que son groupe contrôlait un peu moins de 20 % des stations françaises et que plus de la moitié de celles-ci fixaient elles-mêmes leurs tarifs. Il a par ailleurs estimé que les prix pourraient refluer grâce au redoux en cours.

« À court terme, ça peut baisser : quand il fait moins froid, les prix baissent. Aujourd’hui, une des raisons parmi d’autres de la hausse des prix à la pompe, c’est le climat, les températures extrêmes qu’on a connues ces derniers temps », a fait valoir M. de Margerie.

« Si l’euro aussi se raffermit, ça va baisser, mais globalement, comme dans tous les métiers, [NDLR : la solution], c’est d’aller chercher plus de matières premières », a-t-il expliqué.

Les ventes de gazole représentent environ 80 % de la consommation française de carburant automobile, le super sans plomb 95 un peu moins de 15 %, et le super sans plomb 98 autour de 5 %.

Carburants : les prix ont encore augmenté à la pompe

Depuis la fin 2011, les prix de l'essence caracolent de record en record en France

Depuis la fin 2011, les prix de l’essence caracolent de record en record en France (PHOTO SO)

Le prix moyen du litre de super sans plomb 95 a grimpé à 1,5787 euro, tandis celui du super sans plomb 98 (dont les ventes sont très inférieures au SP95) s’est élevé à 1,6184 euro, dépassant ainsi tous deux leurs records établis une semaine plus tôt (1,5640 EUR/l et 1,6022 EUR/l), d’après les chiffres compilés par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC).

Le gazole à quant à lui progressé à 1,4180 euro le litre, vendredi, contre 1,3960 la semaine précédente. Mais il reste en-dessous de son plus haut de l’année (1,4240 euro le 13 janvier), et de son record historique du printemps 2008 (1,4541 euro).

Depuis la fin 2011, les prix de l’essence caracolent de record en record en France, sous le double effet des tensions géopolitiques (Iran, Nigeria…) qui maintiennent les cours du pétrole brut à des niveaux très élevés, et de l’affaiblissement de l’euro par rapport au dollar, qui amplifie le coût de l’or noir une fois sa valeur convertie dans la monnaie unique.

Ces prix de vente sont des moyennes nationales calculées par la DGEC à partir de données fournies par les stations-services.

Les ventes de gazole représentent environ 80% de la consommation française de carburants automobiles, le super sans plomb 95 un peu moins de 15% et le super sans plomb 98 autour de 5%.

 

Qui sont les patrons français les mieux payés ?

Agon et Arnault, les deux patrons français les mieux payés

Agon et Arnault, les deux patrons français les mieux payés (DR)

Après trois années de baisse, les rémunérations des grands patrons du Cac 40 sont reparties à la hausse en 2010, indique "Le Figaro". C’est ce qu’établit  le treizième rapport de la société de conseil aux investisseurs institutionnels Proxinvest, sur la base de la rémunération des dirigeants des 250 premières sociétés cotées à Paris.

La rémunération totale moyenne d’un dirigeant du CAC 40 s’est élevée à 4,11 millions d’euros en 2010 contre 3 millions en 2009. Mais les responsables des quarante premiers groupes français cotés n’ont pas encore retrouvé les sommets de 2006 (5,7 millions d’euros).

Les présidents exécutifs des quatre-vingts sociétés  qui suivent celles du CAC 40, ont également bénéficié d’une progression de leur rémunération. Ils ont gagné en moyenne 2,08 millions d’euros. Soit une hausse de 31% par rapport à 2009. Seuls les numéros un des entreprises moyennes cotées ont accusé une baisse de 17% de leur rémunération annuelle tombée à 511 000 euros.
 

Le hit parade des patrons les mieux payés

1. Jean-Paul Agon (L’Oréal), 10,70 millions d’euros

2. Bernard Arnault (LVMH), 9,71 millions

3. Carlos Ghosn (Renault-Nissan), 9,67 millions

4. Bernard Charlès (Dassault Systèmes), 9,50 millions

5. Gilles Pelisson (ex-Accor), 9,20 millions (dont 5 millions d’indemnités de départ.