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Le Périgord est aussi industriel

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le 19/03/12 visite par des eleves de l’entreprise fabicante de machines a emballer CETEC 20120319_photo_IMGL6614 (Sounalet Jean Christophe)

La Dordogne est toujours présentée comme un département profondément rural. C’est incontestablement le cas. Mais elle n’est pas que ça. Depuis longtemps, l’activité industrielle y est importante. La Chambre de commerce et d’industrie profite de la Semaine de l’industrie, dédiée à ce secteur économique, pour le démontrer : en plus d’ouvrir les portes d’entreprises périgourdines aux scolaires – ce qui a valu à une dizaine de lycéens de Laure-Gatet de visiter, lundi, la Cetec à Chancelade -, elle vient de sortir un rapport sur le tissu industriel de la Dordogne.

Que révèle-t-il ? D’abord des chiffres. On apprend que le département recense aujourd’hui 3 271 entreprises, embauchant 23 800 personnes environ. Cinq pôles industriels se démarquent : sans surprise, Périgueux et Bergerac tiennent la tête, suivies par Sarlat et Terrasson. On découvre aussi une forte concentration d’entreprises du côté de Nontron.

Cinq pôles et une forêt

« Ces pôles sont un peu l’arbre qui cache la forêt », commente Roland De Lary, directeur de l’espace entreprises à la CCI de la Dordogne. Une forêt d’industries étalée de manière homogène sur l’ensemble du département « jusque dans les coins les plus perdus », insiste Roland De Lary. La plupart sont des PME ou des TPE (1).

L’explication tient dans l’aménagement, ancestral, de la Dordogne. « Du fait de l’habitat dispersé, des initiatives sont nées aux quatre coins du territoire, analyse le directeur de l’espace entreprise de la CCI. De petits ateliers se sont construits un peu partout, certains se sont agrandis et sont devenus de grosses entreprises. » C’est le cas de Font Vendome à Brantôme, spécialisé dans le camping-car, qui vend aujourd’hui ses véhicules dans la France entière.

L’alimentaire tient aussi une bonne place dans ce tissu industriel, étant intimement lié à l’activité agricole du territoire. « Les produits locaux ont fait émerger le marché et le maintiennent aujourd’hui », raconte Roland De Lary. Le Périgord n’est-il pas une terre de gastronomie ?

En haut du panier, le Sarladais regroupe plusieurs conserveries et spécialistes de produits fins et artisanaux. « Toutefois, les grosses usines agroalimentaires sont plutôt dans le nord du département, comme Martine spécialités à Condat-sur-Trincou », précise l’expert en industries de la CCI.

Savoir-faire local reconnu

Plusieurs de ces entreprises rayonnent par-delà la Dordogne. La raison essentielle : un savoir-faire local reconnu. « Tout le monde ne peut pas confectionner des ballerines comme le font les employés de Repetto (à Saint-Médard-d’Excideuil, NDLR). Il y a aussi un attachement au territoire, à l’image de marque du Périgord », affirme Roland De Lary.

Dans une conjoncture plutôt morose et attentiste, maintenir ces entreprises en Périgord relève, il faut bien l’avouer, du défi. La CCI de la Dordogne veut y croire. D’autant que « le désenclavement du département est en marche », fait remarquer Roland De Lary. Projet RN21, nouvelle liaison Périgueux-Paris en train, autant de perspectives qui s’ouvrent aux entrepreneurs.

Les filières d’avenir

Aujourd’hui en Dordogne, l’avenir industriel est dans le bois et l’industrie de pointe. Quelques belles réussites en électro-techniques le confirment : Cofidur et Innovelec à Boulazac en font partie. « L’industrie du luxe aussi, avec Hermès à Nontron », ajoute Roland De Lary.

La CCI voudrait voir également se développer le tourisme industriel. « Les entreprises doivent tenir compte des atouts touristiques du département dans leurs projets, respecter les paysages et les sites. Mais il faudrait que de leur côté les acteurs touristiques se tournent davantage vers les industries, qu’ils cherchent à développer les visites d’entreprises. Il y a là un potentiel encore mal exploité. » Et une autre façon de promouvoir, dans le futur, le Périgord industriel.

(1) Petites et moyennes entreprises ou très petites entreprises.

Union sacrée contre les scolytes du pin

Malgré le froid qui s’est abattu sur nos campagnes cet hiver, le scolyte sténographe, cet insecte qui affecte les pins du massif des Landes de Gascogne, est toujours bien vivant.

Après le plan d’actions phytosanitaires mis en place contre ce ravageur l’an dernier, un nouveau plan a été décidé et signé ce lundi après-midi en préfecture des Landes.

Il permettra de traiter les piles de bois vert (fraîchement coupé) si elles restent plus de 15 jours en forêt, pour éviter que les insectes n’aillent attaquer les arbres alentour.

Les traitements seront effectués à partir de la mi-avril par une société agréée, la maîtrise d’ouvrage de l’opération étant confiée à la Fédération des industries du bois d’Aquitaine (FIBA).

Le contrat a été signé par le préfet de région, le conseil régional d’Aquitaine, les conseils généraux de Gironde et des Landes, les industriels et le syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest.

Modulable et reconductible en fonction des besoins, il s’élève à 630 000 euros, dont 60% financés par l’Etat, 20% par les collectivités territoriales et 20% par les industriels, coopératives, l’ONF (Office national des forêts) et la Caisse des dépôts.

Rappelons que le scolyte est cet insecte qui s’était attaqué aux pins affaiblis par la tempête Klaus du 24 janvier 2009, puis a ensuite envahi le massif, détruisant plusieurs milliers d’hectares de pins.

Anais (16) : une cinquantaine de salariés de la base Bricomarché en grève

Les salariés de la base logistique tiennent un piquet de grève depuis 5 heures du matin.

Les salariés de la base logistique tiennent un piquet de grève depuis 5 heures du matin. (Photo Céline Levain)

Une cinquantaine de manutentionnaires de la base logistique d’Intermarché à Anais, au nord d’Angoulême, sont en grève depuis ce matin. Réunis à l’entrée du parking, ils dénoncent les conditions de travail imposées par un récent accord national et une prime de 500 euros, équivalente à celle attribuée à l’encadrement en février.

"La direction abuse d’un accord sur le temps de travail ", proteste Xavier Descomps, délégué CGT de la base. La récente entrée en vigueur d’un régime de modulation, entre 35 et 39 heures hebdomadaires , n’irait pas sans difficulté en cette période de forte activité: "Le salarié arrive le matin sans savoir à quelle heure il va partir. On a le sentiment de s’être fait blouser", renchérit  Jean-Noël Magneron, délégué du personnel.

Un plan de licenciements de 58 personnes (CDD et intérimaires compris) devait être engagée sur la base d’Anais . Si 6 départs volontaires ou en retraite ont été enregistrés l’an dernier, 12 CDI étaient encore menacés. L’entrée en application de l’accord national sur le temps de travail, "signé p ar Force ouvrière", font remarqué les délégués CGT,  a eu le mérite de "geler" le plan social. "Mais l a direction l’a gelé par rapport à un calcul théorique ! La réalité est tout autre. Les volumes ont augmenté de 15 % et on  a recruté entre 25 et 30 intérimaires. La direction voulait disposer des salariés selon son bon vouloir", poursuit Jean-Noël Magneron.

Ce matin, une entrevue avec la direction n’a rien donné : "On a été reçu, on a dit nos revendications, et on nous a dit non, non et non." Début février, Jean-Charles Tanguy, directeur du site, justifiait dans "Sud Ouest" la mise en place de la modulation, élément de "flexibilité nécessaire pour préserver l’emploi."

La base charentaise d’Anais, un immense entrepôt de 75.000 mètres carrés récemment agrandi, dessert 200 magasins Bricomarché, entre Brest et l’Espagne. Elle compte 152 salariés, environ 85 officiant à l’exploitation.

Périgny (17) : coup de massue au chantier Dufour Yachts

Salvatore Serio, le PDG de Dufour Yachts

Salvatore Serio, le PDG de Dufour Yachts (Pascal Couillaud )

La direction a fait son annonce lundi matin, lors d’’un comité d’’entreprise extraordinaire d’’où aucun élément n’’a filtré.

Mutisme syndical au sein de l’’entreprise, silence radio du PDG Salvatore Serio, et embarras du secrétaire du comité d’’entreprise qui apportait un éclairage pour le moins diafane avec ces quelques mots : «je ne peux rien dire, c’’est très flou». On serait silencieux à moins : 410 salariés seraient frappés par la mesure, soit la totalité ou quasi totalité de l’effectif.

Le dispositif commencerait à s’’appliquer à compter de ce 26 mars. Il est prévu pour durer jusqu’au 15 octobre prochain. Cette mesure est sans précédent dans l’’entreprise ces dernières années.

Si Dufour avait déjà eu recours au chômage partiel, en 2008 notamment, quand la crise économique s’’abattait sur la filière de production nautique, jamais l’’application du dispositif n’’avait débordé du cadre des lignes de production. Les services administratifs et les unités de développement n’’avaient pas été atteints.

Changement de braquet cette fois, aucune des entités du chantier de la zone d’’activité de Périgny n’’échappe au couperet. Ce serait d’ailleurs dans les bureaux que la mesure de chômage s’’appliquerait en premier, dès le 26 mars.

Un roulement serait orchestré dans le dispositif, pour la suite.

Projet éolien en vue dans le Médoc

PMVE souhaite développer un centre de pilotage et d'assemblage d'éoliennes.

PMVE souhaite développer un centre de pilotage et d’assemblage d’éoliennes. (Photo archives d. j.)

On en sait un peu plus sur les intentions des Allemands qui souhaitent développer leur projet éolien au Verdon. Mercredi matin, Andrée Krüger, le patron de la toute nouvelle société Pointe du Médoc le Verdon Énergies (PMVE SAS), avait rendez-vous avec Jacques Bidalun, le maire du Verdon, pour prendre possession de ses nouveaux locaux. PMVE, qui a son siège social en France, s’installera dans l’ancienne mairie. Un bail pour une période de dix ans a été signé avec la collectivité. « Nous serons opérationnels dès le 1er avril », a assuré Andrée Krüger.

Le modèle de Cuxhaven

Soutenu par l’industriel Bard, opérateur allemand spécialisé dans la fabrication et l’installation d’éoliennes offshore, PMVE compte mettre en place une base de l’éolien dans la zone industrialo-portuaire du Verdon. Cette zone, propriété du Grand Port maritime de Bordeaux (État), est située à l’extrême pointe du Médoc, donnant à la fois sur l’embouchure de l’estuaire et sur l’océan Atlantique.

Sa situation géographique ressemble à celle du port de Cuxhaven, en Basse-Saxe. Le port est implanté à l’embouchure de l’Elbe et donne sur la mer du Nord. Après le déclin de la pêche et celui des porte-conteneurs, qui ne s’arrêtent plus, Cuxhaven s’est relancé avec le marché de l’énergie renouvelable et plus particulièrement de l’éolien. « C’est ce que nous voulons répliquer ici », a expliqué Andrée Krüger.

Une zone test essentielle

Dans le détail, c’est un centre de pilotage et d’assemblage d’éoliennes offshore (en mer), mais aussi on shore (sur terre), que souhaite développer PMVE. Afin de pouvoir tester ses machines, l’entreprise a besoin d’une zone test. Dans la rade de la zone industrielle portuaire du Verdon, deux éoliennes offshore devraient donc être installées. Dans ce sens, une demande de zone de développement éolien (ZDE) a été déposée par la Communauté de communes Pointe-du-Médoc. Le dossier est aujourd’hui instruit par les services de la préfecture. « Sans la zone test, il ne pourra pas y avoir de projet », a indiqué le patron de PMVE.

Alors que le projet de zone test fait l’objet d’une vive opposition des élus de la Charente-Maritime, qui ne veulent pas que l’estuaire soit « défiguré », sans oublier l’hostilité de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), qui évoque la présence d’un couloir migratoire, l’industriel allemand a fait passer son message. « Dans ce dossier, le soutien des politiques sera déterminant. »

Marché local et extérieur

Fin janvier, à Bordeaux, sur le projet de PMVE, une rencontre a d’ailleurs eu lieu entre Andrée Krüger, Patrick Stefanini, le préfet de la Gironde, et Alain Rousset, le président de la Région Aquitaine. Les perspectives de développement d’une filière locale de l’éolien ont aussi fait l’objet de discussions.

Pour assurer son développement, PMVE compte d’abord pouvoir profiter de l’appel d’offres pour l’éolien en mer lancé par le gouvernement français. Si la première tranche du projet (10 milliards d’euros) n’a pas permis à PMVE d’obtenir une part de ce marché, la société devrait être en mesure de participer aux opérations d’installation des machines en mer, grâce à son concept de forage « novateur ». Pour le second appel d’offres, l’Allemand espère recueillir le fruit de son investissement. À partir du Verdon et sa position géographique, il vise aussi l’installation de parcs éoliens offshore en Espagne et en Angleterre.

Orange s’estime bien armé pour lutter contre Free

Pierre Louette : « La téléphonie ne se résume pas à des prix. »

Pierre Louette : « La téléphonie ne se résume pas à des prix. » (Photo dr)

« Sud Ouest ». Selon les résultats publiés récemment, Orange a perdu 200 000 clients depuis le début de l’année. Comment comptez-vous réagir à l’arrivée de Free ?

Pierre Louette (1). L’arrivée de Free était programmée. Le groupe s’y était préparé, et une partie de l’année 2011 avait été marquée par un certain nombre d’initiatives, en particulier le lancement de notre marque low cost Sosh. Le nouvel opérateur est arrivé avec des tarifs très bas. Étaient-ils plus bas que ce à quoi on s’attendait ? Probablement, oui. Ce qu’il est important de remarquer, c’est que ce nouvel acteur axe tout sur le prix. Pendant plusieurs semaines il n’a été question que de cela. Nous nous sommes d’ailleurs très vite adaptés, en baissant par exemple nos forfaits Sosh, qui répondent à l’offre de Free. Mais la téléphonie ne se résume pas à des prix. Un client d’un opérateur comme nous est évidemment intéressé par les tarifs mais il l’est aussi par l’ensemble des services proposés et la qualité. Le fait de disposer de plus 1 200 boutiques dans le pays, alors que le nouveau concurrent n’en possède que trois ou quatre aujourd’hui n’est pas non plus neutre.

Quel pourrait être l’impact à plus long terme ?

Il faut distinguer l’impact immédiat et celui à moyen et long termes. L’impact immédiat est moins fort pour nous que pour les autres opérateurs, qui ont récemment publié leurs résultats eux aussi. Nous avons perdu des clients. Nous allons encore en perdre, c’est évident. Mais nous en avons aussi recruté, et nous allons continuer à en recruter. La mobilisation des salariés a été très forte. Le discours de lancement de Xavier Niel, le patron de Free, était très agressif. Il a été ressenti comme tel.

À moyen terme, il va y avoir un effet de perte de clients mais aussi un effet de repositionnement de prix. Le marché va perdre de la valeur puisque les prix baissent. Dans la conjoncture actuelle, ce sera forcément difficile mais je pense qu’Orange a les moyens d’absorber cela.

Pourquoi avoir signé cet accord d’itinérance qui permet à votre concurrent d’utiliser votre réseau ?

Nous savions que Free allait arriver sur le marché avec une volonté rapide d’avoir accès à la 3G. C’était inéluctable. Tout le monde discutait avec Free d’itinérance 2G. Nous avons ajouté un avenant 3G et nous avons signé un contrat avant que nos concurrents ne le fassent. Il nous permet de bénéficier des revenus de la vente de gros. Aujourd’hui, nous en sommes satisfaits. C’est un bon accord. Contrairement à ce que certains laissent entendre, il ne déforme pas les prix. Ce ne sont pas les tarifs de cet accord qui permettent à Free de proposer ses prix.

On entend aussi dire que le trafic Free pénalise vos clients Orange…

Ce n’est pas le cas. Nous avons la faiblesse de penser, et l’Arcep l’a confirmé, que nous avons le meilleur réseau du pays. Cela nous permet d’acheminer tout le nouveau trafic généré par les abonnés de notre nouveau concurrent et qui n’est pas acheminé par son propre réseau. À aucun moment et en aucun point du territoire cela ne se fait au préjudice des clients d’Orange.

(1) Directeur général adjoint d’Orange, secrétaire général du groupe.

Le Qatar a pris 2% du capital du pétrolier français Total

L'émir du Qatar Hamad bin Khalifa al-Thani (au centre) est à la tête d'un état qui investit sa fortune à travers le monde, et notamment en France.

L’émir du Qatar Hamad bin Khalifa al-Thani (au centre) est à la tête d’un état qui investit sa fortune à travers le monde, et notamment en France. (EPA/MAXPPP STR)

L’émirat du Qatar a pris discrètement depuis l’été 2% du capital du groupe pétrolier Total, première société française par la valorisation boursière, dont il figure désormais parmi les principaux actionnaires, affirme le quotidien économique Les Echos de mercredi. Le groupe a toutefois refusé de commenter cette information.

Au cours actuel, cette participation — qui n’est pas soumise à une obligation de déclaration car elle est inférieure à 5% — vaut plus de deux milliards d’euros, ajoute le journal, qui ne précise pas ses sources.

Le Qatar figure désormais parmi les principaux actionnaires de Total, derrière les salariés et le milliardaire belge Albert Frère, et à égalité avec le fonds chinois State Administration of Foreign Exchange (Safe), présent au capital du groupe pétrolier depuis 2008. Le cinquième actionnaire est la Compagnie nationale à portefeuille (CNP), une holding de M. Frère.

"Je crois que nos entreprises ont besoin aujourd’hui d’investir", a commenté la ministre du Budget et porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse, interrogée sur I-Télé sur cette opération. "Elles ont besoin de capitaux frais. Aujourd’hui, c’est 2% du capital de Total, il ne s’agit pas de prendre un pouvoir de décision sur une très grande entreprise française", a-t-elle ajouté.

Cet investissement est une nouvelle preuve de l’intérêt du riche émirat gazier du Qatar pour la France, après son rachat en deux temps de la totalité du club de football Paris Saint-Germain, la reprise des palaces cannois Carlton et parisien Royal Montceau et la razzia sur les droits télévisés de Ligue 1 menée par sa chaîne de télévision Al-Jazira Sports.

Dans l’industrie, l’émirat possède déjà 5,6% du constructeur Vinci, 5% du groupe de services aux collectivités Veolia Environnement et 7,5% du constructeur aéronautique EADS (Airbus). Il est aussi devenu récemment le premier actionnaire du groupe de médias Lagardère, avec 10,1% du capital.

La Rochelle intéresse aussi le Qatar

Mohamed Jaham Al Kuwari, l’ambassadeur du Qatar en France, a passé la journée de mardi à la Rochelle où il s’est montré très intéressé notamment par l’aquarium et le Grand Pavois. D’ores et déjà, il est acquis qu’une délégation de l’émirat participera à la prochain édition de cette manifestation nautique phare. L’ambassadeur n’a pas caché non plus que son pays envisageait la construction d’un aquarium, et de faire appel à cette occasion au savoir-faire rochelais.

31 000 francophones vivent au Qatar

Près de 31000 francophones vivent actuellement au Qatar. Parmi eux, 2 000 Français. La plus grande part du contingent de francophones est constituée par les 60% des 35 000 Libanais installés dans l’émirat qui parlent notre langue. Belges et Tunisiens ont aussi une présence notable dans le pays.

Le pays compte aussi deux établissements d’enseignement français, le lycée Bonaparte et le lycée Voltaire.

Centrale du Blayais : une mise à la retraite à 60 ans ?

La centrale et ses quatre unités de production seront soumises à une visite « médicale » jusqu'en 2015.

La centrale et ses quatre unités de production seront soumises à une visite « médicale » jusqu’en 2015. (photo didier marc)

Le réacteur nucléaire de l’unité de production n° 1 de la centrale du Blayais (qui en compte quatre) a été mis à l’arrêt le 3 mars dernier. Pour trois mois. Le temps que durera la troisième inspection décennale de ce réacteur vieux de trente ans. Une inspection décennale qui décidera ou non de sa capacité à fonctionner dix ans de plus.

Qualifiées de « moments clés » par les équipes du nucléaire, et en particulier par les responsables de l’exploitation des réacteurs en activité, les inspections décennales des unités de production le sont à double titre. Sous le contrôle de l’Autorité de sûreté nucléaire (l’ASN), elles plongent dans les entrailles de la bête, à la recherche de la plus petite faille. Du moindre signe de fatigue ou de vieillissement. Et pointent éventuellement les négligences, les écarts, les erreurs ou les risques potentiels. Mettant en avantdu même coup la compétence et la vigilance des exploitants.

Mais aujourd’hui, l’examen pointilleux du premier réacteur mis en service dans le Blayais intervient dans un contexte délicat. Le traumatisme de Fukushima, les décisions politiques de certains pays utilisant le nucléaire civil conduisant à fermer à terme les centrales en exploitation, et la période électorale actuelle où s’affrontent des thèses divergentes (persister dans la voie du nucléaire civil pour produire de l’électricité, ou aller vers une sortie progressive du nucléaire), n’induisent pas la sérénité que la filière nucléaire pensait avoir regagnée, après les affres de Tchernobyl.

C’est dans ce contexte que les responsables de la centrale nucléaire du Blayais ont présenté mardi les opérations de contrôle et de maintenance approfondie visant l’unité de production n° 1. En rappelant, comme l’a fait Étienne Dutheil, le directeur de la centrale, que la sécurité restait le souci majeur et constant des exploitants.

En effet, c’est en fonction de ces enjeux de sécurité et de sûreté, et de la possibilité de mettre en œuvre les mesures nouvelles régulièrement préconisées pour les renforcer, que l’on décidera de poursuivre ou non l’exploitation d’une installation vieille de trente ans, pour les dix prochaines années. Et plus, peut-être, puisque EDF ne cache pas que l’on pourrait viser les soixante ans d’exploitation dans le meilleur des cas.

En tout cas, au terme de ces visites décennales qui toucheront successivement les quatre unités de production du CNPE du Blayais jusqu’en 2015, on connaîtra mieux l’état des lieux. À commencer par celui de ce premier réacteur mis en examen, qui fera l’objet d’un rapport et d’une décision que prendra l’ASN début 2013, après avoir étudié le rapport de conclusions du réexamen de sûreté.

Prix des carburants : “Allez acheter l’essence là où c’est moins cher”

L'essence sans plomb 95 a franchi le seuil symbolique des deux euros le litre dans une station à Paris, selon les données publiées mardi par le site spécialisé Carbeo.

L’essence sans plomb 95 a franchi le seuil symbolique des deux euros le litre dans une station à Paris, selon les données publiées mardi par le site spécialisé Carbeo. (Louvier Isabelle)

Invité ce mercredi 14 mars sur Europe 1, Nicolas Sarkozy a commenté la hausse des prix du carburant constaté par les Français à la pompe.

En région parisienne, le litre d’essence sans plomb a dépassé  pour la première fois le seuil symbolique des 2 €.

 "Allez acheter l’essence là où c’est moins cher", a lancé le président-candidat en direction des automobilistes, tout en brocardant les propos jugés "populistes" et "démagogiques" de Michel-Edouard Leclerc.

Le patron des centres Leclerc demandait une baisse des taxes perçues par l’ Etat à partir d’un certain seuil de prix  Dans le journal matinal d’Europe 1, Michel-Édouard Leclerc avait déclaré :  "Que se soit François Hollande, Nicolas Sarkozy ou un autre, il devrait dire dès aujourd’hui que passer à 1,80, 1,90 euros, deux euros, je ne sais pas quel est le seuil, mais il faut que les pouvoirs publics disent passé un certain seuil, nous arrêterons de collecter l’impôt".

"Si je retire 2 centimes par litre de la TIPP, c’est un milliard de déficit. Mais qui paie le déficit?", a jugé Nicolas Sarkozy.

En réaction, la candidate du FN à l’Elysée Marine Le Pen a promis de faire baisser le prix de l’essence de 20 centimes d’euro par litre environ grâce à une baisse de la TIPP de 20%.

Rappelons que de son côté, le candidat socialiste, François  Hollande a proposé durant sa campagne de bloquer, après son élection,  les prix de l’essence, pour "trois mois", et de rétablir une TIPP (taxe intérieure de consommation pour les produits pétroliers) "flottante".

Un comparateur officiel des tarifs à la pompe est disponible. 

Retrouvez l’entretien accordé le 14 mars par Nicolas Sarkozy sur la radio Europe 1.

Landes : les prix du bois de pin se maintiennent

Les lots de coupe rase ont atteint, voire dépassé les 32 euros du m3

Les lots de coupe rase ont atteint, voire dépassé les 32 euros du m3 (Pierre Lavergne)

La vente de bois de l’ONF (Office national des forêts) qui s’est tenue ce jeudi matin à Labouheyre (Landes), a permis de vérifier que les prix du gros bois de pin maritime se maintiennent.

Les lots de coupe rase ont en effet atteint, voire dépassé les 32 euros du m3 (jusqu’à 35 euros), alors que les coupes de régularisations des parcelles après la tempête Klaus ont eu des offres tournant autour des 30 euros le m3.

Par ailleurs, les petits bois issus de coupes de première ou deuxième éclaircie, nécessaires à la croissance des peuplements, sont partis à des prix honnêtes, de 5 à 6 euros le stère.

Le résultat de cette vente est quand même contrasté, parce que si les bois issus de forêts communales ont trouvé preneur à 75%, les ventes des forêts domaniales (appartenant à l’Etat) ont connu 80% d’invendus. "Ce qui devait être vendu l’a été", dira simplement Eric Constantin, directeur commercial bois de l’ONF Sud-ouest.

La vente a généré un chiffre d’affaires de plus d’un million d’euros. La prochaine vente de bois ONF par appel d’offres est prévue pour la mi-juin.