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Sondage : les électeurs de droite auraient une vie sexuelle moins intense que ceux de gauche

Sondage : les électeurs de droite auraient une vie sexuelle moins intense que ceux de gauche

Ce n’est pas tous les jours que l’on est incité à mentionner le magazine "Hot Vidéo" dans les pages d’un titre comme SudOuest.fr. Ce mensuel est en effet spécialisé dans l’actualité de l’industrie de la vidéo pornographique. Sa rédaction a fait appel au très sérieux institut Ifop pour un nouveau sondage sur la vie sexuelle des Français, paru ce vendredi. Ce n’est pas le premier, ni le dernier. Celui-ciu prend en compte… leur inclinaison politique.

Le résultat ? Les électeurs de droite et du centre seraient moins enclins au câlin et à la sieste crapuleuse que la moyenne de leurs concitoyens. Ils tendent à avoir une vie sexuelle "plus stable" mais cependant "moins intense" que ceux de gauche et que l’ensemble des Français.

Le nombre moyen de rapports sexuels mesuré chez les électeurs de Nicolas Sarkozy (6,7 par mois) et de François Bayrou (5,9) est en effet "sensiblement plus faible" que celui observé chez les électeurs de gauche (7,6), d’extrême gauche (7,7) et d’extrême droite (8), contre 7,8 en moyenne pour l’ensemble des Français.

Les sympathisants de l’UMP déclarent avoir eu 7 partenaires en moyenne dans leur vie, contre 9 chez les sympathisants de gauche et 10 chez ceux d’extrême droite (8 pour l’ensemble des Français).

Le sentiment "d’insatisfaction sexuelle" est en revanche plus important chez les Français votant pour des candidats de partis protestataires (35% chez ceux de Jean-Luc Mélenchon et 31% chez ceux de Marine Le Pen).

La fellation est une pratique plus répandue chez les femmes de gauche (81% disent l’avoir déjà pratiquée) que chez celles de droite (69%), contre 73% en moyenne pour l’ensemble. La pratique de la sodomie est, elle, plus élevée dans les "formations protestataires" (55%) que chez les "partis de gouvernement" (45%, comme pour l’ensemble des Français).

Les électeurs de gauche (6% et même 9% au Front de gauche) sont plus nombreux à déclarer avoir vécu une "expérience échangiste" que ceux de droite (4%).

Sujet sensible

Ce sondage a été réalisé par internet du 24 février au 1er mars auprès d’un échantillon national représentatif de 1.411 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas).

L’Ifop précise par ailleurs qu’"afin d’accroître la fiabilité des résultats", "il a posé ces questions dans une enquête dont la taille de l’échantillon et le mode de recueil réduisent fortement la marge d’erreur et les risques de sous-déclaration inhérents au caractère intime et sensible du sujet abordé".

A Mont-de-Marsan, François Hollande dit s’inspirer de Mitterrand

Entre 7 et 8 000 personnes ont assisté au meeting de François Hollande hier soir.|| Le Lievre Nicolas (Le Lievre Nicolas)1 sur 3Entre 7 et 8 000 personnes ont assisté au meeting de François Hollande hier soir.|| Le Lievre Nicolas (Le Lievre Nicolas)2 sur 3Henri Emmanuelli et Gilbert Mitterrand sont venus soutenir François Hollande.|| Bats Pascal (Bats Pascal)3 sur 3Henri Emmanuelli et Gilbert Mitterrand sont venus soutenir François Hollande. 

élection présidentielle

«Chers amis, nous voici dans les Landes ! Nous ne sommes pas dans n’importe quel département, nous sommes dans celui d’Henri Emmanuelli. Un département socialiste, un département de gauche, où François Mitterrand venait puiser des ressources pour repartir au combat. Je vais m’en inspirer ! »

L’ombre tutélaire de « Tonton » planait à l’heure de l’entrée triomphale de François Hollande dans une salle surchauffée qui porte le nom de l’ancien président de la République (le dernier socialiste), et pleinement acquise à sa cause. Conquise même, si l’on en juge par le volume crescendo de l’applaudimètre rythmant les « François, président ! » Entre 7 et 8 000 personnes sont venues à Mont-de-Marsan écouter le discours offensif du candidat socialiste à la présidentielle, dans la salle et dehors où la réunion était retransmise sur écran géant.

Toujours amateur de bons mots et de phrases habiles, il n’a jamais parlé de Nicolas Sarkozy, mais a chargé le bilan du candidat sortant. En rappelant les fondamentaux : l’importance du premier tour, le rassemblement : « Le premier tour, c’est le rendez-vous de la victoire », et la bataille pour l’emploi et le pouvoir d’achat.

Cinquante minutes pétantes

Cinquante minutes d’un discours parfaitement huilé où il a promis notamment de revenir sur la TVA sociale et de bloquer la hausse des prix des carburants. « Je veux que nous ressentions la même émotion qu’au soir du 10 mai 1981 », insiste-t-il pour rappeler, s’il en était encore besoin aux militants et sympathisants socialistes landais, la voie tracée par François Mitterrand, il y a un peu plus de trente ans

Émotion et solennité pour entonner la Marseillaise sur les coups de 20 h 30, entouré de jeunes du Mouvement des jeunesses socialistes montés sur l’estrade, et reprise par toute la salle. Avant une séance d’autographes qui a duré près d’une demi-heure dans la cohue.

Arrivé de Montpellier en fin d’après-midi où il assistait au congrès de la FNSEA, François Hollande a été accueilli par les élus et parlementaires locaux dans la préfecture landaise. Il était notamment accompagné de Manuel Valls qui a veillé de près à la bonne marche de cette réunion publique. Des élus des départements voisins étaient également présents, on reconnaissait notamment Frédérique Espagnac, conseillère générale des Pyrénées-Atlantiques ou Philippe Martin, député et président du Conseil général du Gers. Il ne manquait que Pierre Arditi. L’acteur, en tournage dans les Landes, avait prévu de venir, mais les prises de vue de la série « Du Sang dans les vignes » ont pris du retard et il n’a pu saluer le candidat qu’il soutient.

« Candidat entrant »

Dans une salle déjà rendue moite par le climat estival, Henri Emmanuelli a vite pris le pouls de l’assistance de son département au moment d’ouvrir la soirée. À 19 h 07, il est monté sur scène pour annoncer : « Merci d’être venus aussi nombreux pour accueillir notre candidat sortant. Parce que, comme vous le savez, il existe aussi un candidat sortant ! » Succès garanti ! « À Mont-de-Marsan, on est dans le pays de Montesquieu, qui prônait la séparation des pouvoirs. Je rappelle que l’Aquitaine, c’est ce qu’il y a autour des Landes », a précisé le député landais.

Le représentant de l’aile gauche du parti a esquissé le constat de la progression de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages, en soulignant : « Je me permets de rappeler à l’autre candidat que dans la gauche, il n’y a que des partenaires. L’équation est simple, il faut rassembler. »

Au moment de reprendre son avion depuis la Base aérienne de Mont-de-Marsan, et après avoir débriefé sa journée avec le parterre de journalistes qui le suit au quotidien, François Hollande savait qu’il pouvait compter sur les militants landais pour faire sa promotion d’ici au 22 avril.

Bordeaux : “la fête, ce n’est pas le coma éthylique” selon Alain Juppé

Alain Juppé, hier soir, lors du lancement des opérations de surveillance du miroir d'eau.

Alain Juppé, hier soir, lors du lancement des opérations de surveillance du miroir d’eau. (Photo Thierry david)

«Je ne veux pas empêcher les jeunes de faire la fête. Mais la fête, ce n’est pas le coma éthylique ». Alain Juppé s’est rendu au miroir d’eau, hier soir, avec sa casquette de maire de Bordeaux, pour diffuser la bonne parole.

La mort par noyade de deux étudiants ces derniers mois (Thianibié Hié et Vincent Zecca) et la disparition d’un troisième (Maxime Le Bot) dont tout laisse à penser qu’il est, lui aussi, tombé accidentellement dans la Garonne, étaient à l’origine de cette soirée. Alain Juppé est venu voir le dispositif mis en place par le Service de sécurité et de proximité de la direction départementale de la Sécurité publique. « L’alcool consommé à l’excès est présent dans ces accidents, note le commissaire principal David Book, commandant du SSP. Le printemps est de retour et de nombreux jeunes vont à nouveau investir le miroir d’eau, très proche de la Garonne. Nous allons pendant plusieurs mois y accentuer sensiblement les contrôles de police, les jeudis, vendredis et samedis soir. Il s’agit de casser cette habitude de venir au miroir d’eau avec des bouteilles d’alcool. »

Sur la base d’un arrêté municipal relatif à la salubrité publique, les policiers entendent demander aux jeunes qui seront contrôlés en possession de bouteilles d’alcool de les jeter immédiatement. Des bennes ont été spécialement installées à cet effet à proximité du lieu.

Convocation ou alternative

« S’ils acceptent, on en restera là, précise le commissaire principal Book. S’ils refusent, un procès-verbal leur sera délivré avec une convocation devant le tribunal de police. Le parquet a aussi décidé de proposer une alternative à cette comparution. En même temps que le PV, une incitation à contacter l’Association nationale de prévention contre l’alcoolisme et l’addictologie sera remise. La personne devra prendre rendez-vous sous un mois. Si elle peut justifier de ce rendez-vous, elle sera dispensée de peine par le tribunal. »

Hier soir, alors que de nombreux jeunes avaient déjà pris place au miroir d’eau, un imposant contingent de policiers et de gendarmes mobiles et même douaniers, s’est déployé. Pour expliquer mais aussi pour commencer à enlever les bouteilles d’alcool. Les policiers se sont ensuite déplacés vers le quai des sports, autre lieu de rassemblement nocturne.

Alain Juppé, lui, a fait le tour du dispositif, s’arrêtant auprès de certains groupes de jeunes. « Des jeunes dépassent les limites. Je suis vraiment inquiet. La fête n’est pas la beuverie. »

Il trouvait chaque fois face à lui des jeunes en phase avec lui. « C’est bien, ils sont tous d’accord », lâchait avec une pointe d’ironie le maire de Bordeaux.

Émilie et Anthony ont discuté avec lui. Après son départ, ils étaient un peu étonnés, un rien amusé et un brin intimidés. « Je pense que ce genre d’opération n’a qu’un effet d’image, jugeait Émilie. Même si c’est fait régulièrement pendant plusieurs mois. Ça se calmera et ensuite, tout recommencera. »

« Surtout, les gens qui viennent ici, trouveront d’autres endroits pour se rassembler et boire, ajoute Anthony, pessimiste. J’ai des copains qui font ça, se saouler très vite. L’un d’eux me dit que c’est pour rechercher une euphorie. Mais le problème n’existe pas qu’à Bordeaux. Il est bien plus large. »

Jean-Luc Mélenchon : “Si Hollande est affaibli, il ne l’est que par lui-même”

Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon (AFP PASCAL GUYOT)

élection présidentielle

"Pourquoi le troisième homme ?" La remarque est signée de l’intéressé : Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de Gauche que les sondages installent désormais sur la troisième marche du podium de cette présidentielle.

En effet, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Pourquoi rester aux portes du second tour, quand les sondages
vous annoncent des courbes ascensionnelles capables autant d’effrayer le PS que de rassurer l’UMP ? Et pourquoi pas l’aube d’un nouveau destin ?

En attendant le verdict de ce premier tour, c’est un homme pleinement convaincu qui a répondu jeudi, depuis son QG de campagne,en région parisienne, aux internautes de Sudouest.fr. Convaincu de pouvoir ramener la retraite à 60 ans, de pouvoir augmenter le SMIC et, plus généralement de pouvoir partager les richesses. Convaincu aussi que le discours et la campagne de François Hollande manquent  de… convictions.

D’ailleurs quand les internautes lui demandent s’il n’a pas l’impression d’être le meilleur "allié" de Nicolas Sarkozy, il répond sans détour : " Je pense que si Hollande est affaibli, il ne l’est par personne d’autre que par lui-même, car nous faisons progresser le" total gauche" comme chacun peut le voir. A l’inverse, je pense que l’attitude fermée et les propos méprisants des socialistes diminuent la capacité de rassemblement au deuxième tour."

Et d’appuyer : "Je suis le mieux placé pour rassembler la gauche. Si on veut libérer la gauche républicaine et radicale de l’hégémonie du Parti socialiste, il faut me placer en tête au premier tour."

Sauf qu’à moins d’un mois du premier acte, s’il n’a jamais été aussi populaire, cette percée arrive sans doute un peu tard pour le voir dépasser le candidat du PS. Dès lors, Jean-Luc Mélenchon ne joue-t-il pas de sa nouvelle position sur les sommets pour faire monter les enchères ? Les spéculations vont d’ailleurs bon train sur les conditions de son ralliement à François Hollande au second tour.

Mais qu’importe ces chuchotis: le candidat du Front de gauche le répète, il est hermétique aux sirènes lui offrant les dorures des palais de la République : "Je ne participerai à aucun gouvernement que celui que je dirige. Je crois que ce gouvernement du Front de gauche, dans un délai que je ne peux prévoir, est inéluctable. Je crois que l’insurrection citoyenne est commencée, que la révolution citoyenne aura lieu. Et je n’échangerai rien de tout cela contre un plat de lentilles et un strapontin."

Se tenir à distance serait donc le meilleur moyen de préparer l’avenir ? Et une nouvelle candidature pour 2017? Il s’en défend catégoriquement. Son avenir se joue maintenant. Dans ses meetings où l’on se presse. Dans ce QG de campagne si atypique : l’Usine, une ancienne fabrique de chaussures, située à deux pas de la mairie des Lilas.

Toutefois, s’il ne veut pas d’un ministère au lendemain du 6 mai, Jean-Luc Mélenchon ne ferme pas pour autant la porte à une entente avec le PS. A la condition que le camp Hollande trouve la clé. "Notre objectif est la révolution citoyenne, rappelle Jean-Luc Mélenchon. Son préalable est que M. Sarkozy soit battu. Nous n’avons pas besoin d’aller signer des parchemins avec M. Hollande qui ne le veut pas, pour savoir ce que nous avons à faire. Il y a longtemps que les électeurs n’écoutent plus les consignes des chefs. Celui qui arrive en tête doit se donner la peine de convaincre sans espérer le confort de contraindre."

Une dernière formule qui, à n’en pas douter, plaira à François Hollande. N’est-il pas le candidat de toutes les synthèses ? Même les plus improbables.Ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon qui dira le contraire. Et s’ils étaient faits pour s’entendre ?

Avec les lecteurs de Sud Ouest

Jeudi, Jean-Luc Mélenchon a rencontré cinq lecteurs de Sud Ouest à son QG de campagne en région parisienne. Un entretien que vous pourrez retrouver intégralement dans votre quotidien demain samedi.

Pour Max Brisson, Sarkozy « arrivera en tête » au Pays basque

Max Brisson.

Max Brisson. (Photo jean-daniel chopin)Jean Castaings avec le PS

L’ancien président UMP du Conseil général a voté le budget de la nouvelle majorité de gauche. « C’est regrettable. C’est une position personnelle. L’UMP ne mérite pas cela, il a toujours soutenu Jean Castaings. »

Sarkozy à Bayonne…

« La colère est passée, mais la déception est grande. Si la journée s’était passée dans une autre ambiance, on aurait plus entendu parler des déclarations importantes de Nicolas Sarkozy sur les prisonniers, sur la gouvernance du Pays basque. »

… les réactions qui ont suivi

Michèle Alliot-Marie (pas nommée hier soir) a fait un amalgame entre Batera et ETA. « Je ne fais pas le lien entre indépendantistes et terroristes. Dans l’ambiance qui a régné, il y a eu des propos excessifs de part et d’autre. »

Rencontre d’Itxassou

Dans un échange avec un paysan, Nicolas Sarkozy a désigné le patrimoine terrien de son interlocuteur pour signifier des moyens confortables. « Ces agriculteurs ont dit franchement leur souffrance et Nicolas Sarkozy leur a répondu franchement. Ce n’était peut-être pas la meilleure de ses formules. […] Mais Nicolas Sarkozy arrive en tête des sondages chez les agriculteurs. Et je suis certain qu’il arrivera en tête du premier tour dans le Pays basque. »

Législatives.

« L’UMP a investi Michèle Alliot-Marie sur la 6e circonscription, Jean Grenet sur la 5e et a suspendu sa décision dans la 4e où le Modem présente Jean Lassalle. Nous attendons de voir quelle majorité se dessine au plan national avec quelle opposition. »

Avec le Modem et Bayrou

« Nous travaillons depuis longtemps avec François Bayrou et les centristes. François Bayrou a été ministre d’un gouvernement de droite. Je travaille avec Jean-Jacques Lasserre et Forces 64, les conseillers généraux centristes ont été élus par des voix de droite et du centre. »

Langue basque

« Je pense participer à la marche pour les langues régionales samedi. J’ai peut-être un problème d’horaire : je veux aller voir gagner le BO à Aguilera. Mon engagement sur la langue basque est connu. Je souhaite une loi sur les langues régionales. Et je rappelle que Nicolas Sarkozy a inscrit les langues régionales dans la constitution. »

Institution Pays basque

« Un formidable travail est engagé par le Conseil des élus et le Conseil de développement. Il y a aussi celui de Jean-Pierre Massias, très important. Il faut mener ce travail jusqu’au bout et trouver un accord partagé. Peut-être autour d’une collectivité à statut particulier. En tout cas, d’une configuration qui fasse consensus. Je ne parle pas d’unanimité des élus, mais une large majorité. »

Présidentielle : “Jean-Luc Mélenchon donne l’envie d’en être”

Maryse Dellac : « C'est sûr. On battra la droite au deuxième tour ».

Maryse Dellac : « C’est sûr. On battra la droite au deuxième tour ». (Photo Philippe bataille/« sud ouest »)

élection présidentielle

Elue municipale à Auch, militante du Parti communiste français (PCF) depuis 1974, Maryse Dellac repart au combat politique. Elle avait déjà été candidate aux législatives en 2007, sur la deuxième circonscription. La voici en lice sur la première, sous la bannière du Front de gauche.

« Sud Ouest ». Est-ce que le fait d’être candidate du Front de gauche, et non plus du PCF, change quelque chose pour vous ?

Maryse Dellac. Non. Mais, ça permet d’élargir. La création du Front de gauche a créé une dynamique. On l’a vu aux européennes, aux cantonales, aux régionales. On le voit à nouveau aujourd’hui avec la campagne de Jean-Luc Mélenchon.

Avec l’effet « Bastille ? »

Oui, avec aussi 5 % des sondages en novembre et plus de 11 % aujourd’hui. Jean-Luc Mélenchon a un discours clair sur le partage des richesses, sur la finance, sur la vie des gens. Il répond à des attentes de propositions de ruptures. On est en train de gagner sur l’abstention. On ne peut pas nous soupçonner d’élargir sur les électeurs socialistes. Ils ont leur candidat. Je pense qu’on élargit sur les Verts peut-être, sur l’extrême gauche. En tout cas, c’est clair qu’on est dans une dynamique. 120 000 personnes à la Bastille, on n’y croyait pas. Il ne faut pas oublier qu’on attendait 30 000 personnes !

Vous espérez faire aussi bien à Toulouse le 5 avril ?

Au Capitole, on espère aussi créer l’événement. Du coup, pour nous, candidats aux législatives, l’intérêt est de porter haut et fort dès maintenant ce programme. Parce que les législatives vont arriver vite. L’impact de l’Assemblée nationale a reculé avec la façon d’exercer le pouvoir présidentiel de Nicolas Sarkozy. Il faut que le travail de l’Assemblée nationale, le travail des députés, retrouvent du crédit. D’où l’intérêt de la VIe République qu’on propose.

Est-ce Jean-Luc Mélenchon qui fait renaître l’espoir à gauche ?

Jean-Luc Mélenchon a du charis- me, il est très clair dans ses discours, il est très pédagogique. Ce que déclenche la campagne de Jean-Luc Mélenchon, c’est l’envie. L’envie de participer, l’envie d’en être. La bataille d’aujourd’hui correspond aussi à un ras-le-bol des gens. Il faut virer Sarkozy. Mais on ne donne pas un blanc-seing à celui est en face. C’est notre force. Au début de la campagne, c’était un duel Sarkozy-Hollande. On voit bien que ça évolue. J’aimerais bien que Mélenchon soit au deuxième tour. Mais je suis lucide.

Pour vous, la discipline républicaine ne fait aucun doute ?

C’est sûr. On battra la droite au deuxième tour. Mais la campagne du Front de gauche, c’est aussi participer à la construction d’une majorité à gauche. Au gouvernement et à l’Assemblée. Il ne faut jamais l’oublier. Plus, il y aura des députés du Front de gauche, plus ça pèsera sur la possibilité de mettre en place nos propositions.

Que répondez-vous aux accusations de populisme contre Jean-Luc Mélenchon ?

Pour moi, le populisme, ce n’est pas ça. C’est faire appel à des sentiments bien moins respectables. Jean-Luc Mélenchon a un parler vrai qui dérange, c’est clair, mais il s’adresse aux forces populaires, aux gens qui veulent que leur vie quotidienne change. Les gens sont en attente de propositions de rupture. Ça passe par l’augmentation des salaires, le pouvoir d’achat, la dette, la réindustrialisation, l’emploi, se dresser contre la finance, contre le pouvoir de l’argent. Ce qui s’est passé en 2008 a fait prendre conscience aux gens que, de l’argent, il y en avait en France, quand Nicolas Sarkozy a été capable de mettre 360 milliards sur la table pour renflouer les banques, alors que le discours c’était « les caisses sont vides ». De l’argent il y en a. La question c’est comment on le répartit.

Dans le Gers, quel rôle pouvez-vous jouer face à un candidat sortant socialiste fortement implanté ?

Philippe Martin est un député très présent, il défend le programme de François Hollande. On n’a pas tout à fait les mêmes propositions. En revanche, quand François Hollande parle de taxer les revenus supérieurs à 1 million d’euros, ça fait partie des propositions qui nous vont. Je pense que c’est la dynamique des propositions du Front de gauche qui fait qu’il y a des recalages. On est complémentaires. Je considère que le programme du Front de gauche est un programme vraiment à gauche, qui va changer la vie des gens.

Mais comment comptez-vous exister ?

En étant très claire. On retourne à la retraite à 60 ans à taux plein, on est contre le mécanisme européen de stabilité, on est pour le retour aux 35 heures partout alors que début février Nicolas Sarkozy a prévu une loi qui prévoit de renégocier le temps de travail dans les entreprises. On défend les services publics partout. En particulier dans le monde rural. Une école qui disparaît dans un village, c’est la mort assurée du village. On avait dans le Gers huit hôpitaux locaux. La mise en place de la loi Bachelot est en train de regrouper tous ces hôpitaux. Je considère que ce n’est pas bon pour les territoires, pour les patients.

Les entreprises du Gers rencontrent de grandes difficultés. Que comptez-vous faire ?

Cela passe par l’aide aux petites entreprises, par la fiscalité. Moins de charges sur les PME pour qu’elles puissent développer l’emploi, la formation. C’est aussi une politique agricole offensive, avec des prix rémunérateurs, des seuils maximum à la vente pour qu’il n’y ait pas une distorsion entre le producteur et les consommateurs. C’est aussi aider les jeunes agriculteurs à s’installer.

Et l’environnement ? Vous n’en parlez pas…

Mais tout est lié, c’est un ensemble. Dans le partage des richesses, dans une autre façon de maîtriser l’agriculture, l’économie, la vie, l’environnement s’y retrouve ! La malbouffe est un bon exemple. Elle est due au fait que les gens n’ont pas l’argent pour acheter des produits de qualité. On est en pleine contradiction. On est dans un département agricole qui produit des produits de qualité et les gens ne peuvent pas se les payer. Il y a des choses à remettre à l’endroit. Comme réhabiliter le parc social en faisant en sorte qu’il soit moins énergivore. Les gens auront envie d’y habiter et ils dépenseront moins d’énergie. C’est ça l’environnement.

Bourhis, au blog citoyen !

1 sur 2Pour préserver son anonymat dans le monde politique qu'il croque avec sagacité, Hervé Bourhis avance masqué.|| photo Quentin Salinier (photo Quentin Salinier )2 sur 2Pour préserver son anonymat dans le monde politique qu’il croque avec sagacité, Hervé Bourhis avance masqué. 

Peut-être l’avez-vous remarqué quelque part, caché en évidence, dissimulé dans la masse. Sans doute pas. Tant mieux, c’est le but. Hervé Bourhis prend un malin plaisir à se rendre invisible, ombre dans la foule, citoyen ordinaire au cœur de l’ordinaire citoyen, observateur parmi les électeurs. Voir sans être vu. Le principe de base du reportage en immersion.

Hervé Bourhis bat la campagne. Au sens citoyen du terme. Cet auteur bordelais – 38 ans au compteur, dont une bonne dizaine consacrés à la bande dessinée – court depuis plusieurs mois les meetings politiques en terre girondine. Il hume l’air du temps préélectoral, jauge l’orateur, tâte le pouls du militant… un diagnostic sur mesure.

L’ordonnance du Dr Bourhis ? « Meeting Blues », un blog au ton volontiers décalé, mis en ligne sur la plate-forme du Monde.fr. Un savant mélange de comptes rendus avec de vrais morceaux de vécu dedans, d’interviews de petits candidats, d’au revoir loufoques aux prétendants frappés d’« hypo -parrainage » et de playlists imaginaires des grands de ce monde. Pour l’ambiance… un condensé de Bourhis servi à la mode présidentielle.

Subjectivité assumée

Surpris ? Les habitués du bonhomme ne le sont pas. Ce dosage particulier d’information, de chronique sociale et de bouffées délirantes est pour lui comme une marque de fabrique. Sa bibliographie alterne titres pour la jeunesse, ouvrages parodiques, biopic de Boris Vian et récits du quotidien au ton souvent plus acide.

Sa véritable notoriété, il la doit cependant au « Petit Livre rock », véritable juke-box de papier, précis de musicologie autobiographique à la réjouissante subjectivité. Hervé Bourhis avait approfondi le sujet avec « Le Petit Livre des Beatles » avant de traverser le miroir et d’en transposer la formule à la politique.

Le résultat ? « Le Petit Livre de la Ve République » (1). Un pot-pourri d’histoire et d’histoires, entre la grande et la petite, dates et anecdotes destinées à rafraîchir la mémoire politique des porteurs de voix avant le prochain grand rendez-vous citoyen. « La politique me passionne, sourit Hervé Bourhis. Je savais, après le livre sur les Beatles, que le prochain serait politique. » Six mois de documentation, et presque autant d’écriture et de mise en page, ont été nécessaires. Le livre est sorti en librairie début novembre. Une satisfaction, mais aussi une grande frustration. Celle d’avoir à mettre un point final à une histoire qui, par définition, ne se termine jamais.

En campagne

« J’avais la peur au ventre en allant porter le livre chez l’imprimeur, raconte-t-il. La peur qu’il se passe quelque chose d’important entre le moment où j’en ai écrit la dernière page et celui où il paraîtrait en librairie. J’ai réussi à intégrer l’affaire DSK ! Mais j’ai raté ce moment important qu’ont été les primaires du PS. »

De cette frustration est né le blog « Meeting Blues ». Une envie d’aller plus loin. « Je souhaitais m’impliquer réellement dans cette campagne. Je me suis toujours intéressé aux élections, mais je n’avais jamais mis les pieds dans un meeting. C’est une véritable découverte pour moi ! De me rendre compte que certains sont payants, tout d’abord (rires). Je ne pensais même pas que c’était possible… Mais aussi de ressentir la ferveur des militants. »

Comment appréhende-t-il lui-même cette campagne 2012 ? « C’est très difficile à dire. Les choses évoluent très vite. La seule chose que je constate, c’est le retour d’un véritable débat droite-gauche, qui n’existait plus en 2007. Sarkozy citait Jaurès, et Ségolène Royal parlait d’identité nationale. Il y avait de quoi s’y perdre… »

Un enfer nommé Twitter

L’homme ne se pose pas en politologue. Son propos se fait cependant volontiers critique. Les parrainages de Marine Le Pen ? « Du cinéma. » La campagne de Mélenchon ? « Je l’ai raté à Talence ! Il ne voudrait pas revenir ? » Le meeting de l’UMP à Bordeaux ? « Un vrai Barnum. Un discours plus à droite que celui de Marine Le Pen… » La campagne sur Twitter ? « Terrifiant ! Je ne comprends pas comment on peut construire un discours quand tout est décortiqué dans la seconde, déformé et réinterprété. Il n’y a plus de recul possible. Et cela ne va pas aller en s’arrangeant. »

Hervé Bourhis considère le jeu électoral avec ironie et distance. Il n’en est pas pour autant dépourvu de sensibilité politique. Elle s’exprime dans son blog comme dans toutes ses œuvres. Et il ira voter. Question de principes. En attendant, il écoute, il regarde, il ressent. Et, à sa façon, il témoigne.

(1) « Le Petit Livre de la Ve République », éd. Dargaud. 160 p., 19,95 €.

Samedi prochain à Bordeaux, Hervé Bourhis sera à 16 heures en dédicace à l’Escale du livre, et à 22 heures au Wunderbar (8 rue Mauriac) avec Jérôme d’Aviau, Jimmy Beaulieu et Pierre Maurel pour un « battle de DJ » avec Total Heaven. http://bourhis.ouvaton.org.

Meeting à la Rochelle : l’UMP se dope à l’espoir

Xavier Bertrand arrive dans la salle au milieu… d'étudiants ? C'est ce que disent les banderoles, pourtant.|| Photo Xavier Léoty (Photo Xavier Léoty)1 sur 2Xavier Bertrand arrive dans la salle au milieu… d’étudiants ? C’est ce que disent les banderoles, pourtant.Sally Chadjaa applaudie par les ministres.|| Photo Xavier Léoty (Photo Xavier Léoty)2 sur 2Sally Chadjaa applaudie par les ministres. 

élection présidentielle

Ambiance habituelle de ce genre de meetings, quel que soit le parti d’ailleurs, avec un public tout acquis. Quatre cents chaises occupées dans la salle de l’Oratoire et pas mal de gens debout. A la tribune, les deux ministres UMP, les députés sortants Jean-Louis Léonard et Didier Quentin, ainsi que Sally Chadjaa et Frédéric Neveu. Ambiance peu débridée, tout de même, sauf quand les intervenants attaquent le camp adversaire, c’est-à-dire socialiste.

Et ils ont pu se réjouir les militants et les sympathisants. Sally Chadjaa, candidate dans la circonscription où se présente Ségolène Royal (La Rochelle-Ré), Dominique Bussereau, puis les ministres Xavier Bertrand, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, et Laurent Wauquiez, ministre de l’Enseignement supérieur, n’ont pas lésiné.

Royal, si « généreuse »

« Depuis quelque temps, Ségolène Royal est devenue très généreuse, constate Dominique Bussereau. Elle ne voulait pas donner de l’argent pour les digues ; elle a changé d’avis. Je pense que si la campagne durait jusqu’au mois de juillet, elle payerait aussi l’autoroute. »

Laurent Wauquiez juge « exemplaire » le combat de Sally Chadjaa face « à une candidate socialiste contestée par les militants de terrain ».

Quant à Sally Chadjaa, elle a évoqué son combat dans cette circonscription que « le Parti socialiste a choisi de brader à la candidate malheureuse du second tour de 2007. Elle ne cache pas son ambition : utiliser les habitants pour occuper le fauteuil de président de l’Assemblée nationale. Son slogan, c’est "Élysée moi à Lassay" ».

Belle et rebelle ?

Et d’ajouter : « D’ailleurs, pour représenter cette circonscription à l’Assemblée nationale, je me demande légitimement si notre ancien député-maire, Michel Crépeau, n’aurait pas préféré, face à Mme Royal, la candidate que je suis : belle, je ne me prononcerai pas, mais rebelle, ça, c’est certain ! » C’était sa soirée, à Sally Chadjaa. Elle jubilait.

Mais qu’a-t-il fait ?

Évidemment, ils ont taclé François Hollande : « Qu’a fait François Hollande qui justifie que, du jour au lendemain, on lui fasse confiance ? demande Laurent Wauquiez. En dix ans à la tête du PS, il n’a pas laissé une seule idée. François Mitterrand lui avait-il confié des responsabilités ? Lionel Jospin lui a-t-il fait confiance ? Il est président du Conseil général de Corrèze et c’est le département le plus endetté. Le pire devant nous, c’est Mélenchon. Il se nourrit de la faiblesse de François Hollande. C’est son otage. »

Pour Xavier Bertrand, la circonscription de La Rochelle-Ré accueille « tous les battus à la présidentielle. Lionel Jospin à l’île de Ré. Ségolène Royal à La Rochelle. Vous allez bientôt accueillir François Hollande. »

« La tendance s’inverse »

Sinon, et on n’en attendait pas moins en pareilles circonstances, ils ont largement soutenu Nicolas Sarkozy qui, à leur avis, a su défendre la France dans cette période tourmentée. « François Hollande ira chercher l’argent dans la poche des Français. Nous, nous porterons nos efforts sur la dépense publique. »

Ils l’avouent, le début de campagne fut laborieux. Ils avaient même l’impression que les électeurs accusaient leur candidat de tous les maux. Il paraît que, désormais, c’est bien différent. « On nous a intoxiqués pendant des mois mais, jour après jour, la tendance s’inverse. L’espoir change de camp. »

Cantines scolaires : la mairie élargit l’assiette

Le nombre d'écoliers inscrits en cantine ne cesse de grimper : 13000 à la rentrée 2009, 14200 cette année.

Le nombre d’écoliers inscrits en cantine ne cesse de grimper : 13000 à la rentrée 2009, 14200 cette année. (Photo archives « SO »)

La délibération sera présentée lundi, lors de la prochaine séance du Conseil municipal, mais Emmanuelle Ajon, élue PS, a évoqué l’info dès hier, sur son profil Facebook, non sans satisfaction : « Enfin l’arrêt d’un dysfonctionnement de la Ville de Bordeaux… Je me dis que l’opposition fait bouger les choses ! »

De quoi s’agit-il ? De l’accueil des enfants dans les cantines bordelaises. Le sujet a fait débat lors de la rentrée dernière, la gauche reprochant à la mairie d’opérer une sélection dans l’accès aux restaurants scolaires. La Ville n’étant pas en mesure d’accueillir 100 % des enfants, un critère de priorité avait été fixé en juin 98, par une délibération du Conseil municipal. Ce critère invitait à donner la priorité aux enfants « dont les deux parents travaillent sans possibilité de prise en charge à l’heure du repas ».

Conséquence : le cas échéant, l’arbitrage se faisait au détriment des enfants de chômeurs. « Discrimination », selon le PS. « C’est la double peine pour les demandeurs d’emploi, qui ont déjà des difficultés financières, déplore Emmanuelle Ajon. Ne pas pouvoir accéder à la cantine, c’est aussi un frein à l’insertion professionnelle : pas facile d’essayer de trouver du boulot quand il faut déposer ses enfants à 8 heures à l’école, venir les chercher à midi, les redéposer à 14 heures, revenir en fin d’après-midi… Avec le soutien de la FCPE et de Michèle Delaunay, qui a, depuis, déposé une proposition de loi instaurant le droit à la cantine, nous avons mis en lumière un manque d’équité. Et la mairie fait marche arrière ! »

« Objectif 100 % d’accueil »

Lundi, les élus voteront en effet la suppression de ce critère vieux de quatorze ans. Brigitte Collet, adjointe d’Alain Juppé aux affaires scolaires, conteste toutefois que cette évolution soit liée aux pressions du PS. « Certes, ils se sont engouffrés dans la faille, mais le véritable point de départ de cette décision, c’est la dernière campagne municipale. Le maire a promis, alors, qu’à l’issue de son nouveau mandat, les cantines accepteront tous les enfants. Nous y travaillons progressivement, et cette décision intervient maintenant car nous sommes en train d’organiser la rentrée prochaine. »

Sur le fond, Brigitte Collet juge que « le retour des enfants à la maison pour déjeuner, ça ne correspond plus à nos modes de vie ; les matinées sont courtes. Et le fait de fournir un justificatif d’emploi était parfois mal vécu, perçu comme humiliant ».

Pour autant, si ce critère disparaît, le problème reste. Alors que les effectifs dans les cantines ne cessent d’augmenter, le service risque d’être à nouveau saturé. En particulier dans une dizaine d’écoles du centre-ville, très contraintes par l’espace.

Comment, alors, se fera la sélection ? « Nous rencontrons, chaque année, des difficultés dans un très petit nombre de cas en réalité. Quelques dizaines de dossiers, sur 14 000 enfants inscrits. Nous étudierons avec les familles concernées les possibilités pour trouver une solution », explique Brigitte Collet. La délibération qui sera soumise lundi aux élus prévoit, au besoin, une marge de manœuvre, à travers le nombre de jours accordés : tous les enfants seront inscrits, mais pour un nombre de jours par semaine qui pourrait être modulable selon les capacités des lieux.

« D’ici la fin du mandat, l’objectif de 100 % d’enfants accueillis sera de toute façon tenu, assure Brigitte Collet. Alain Juppé m’a dit : “Vous vous débrouillez, mais il faut accepter tous les enfants” »

François Hollande en meeting à Mont-de-Marsan jeudi soir

François Hollande lors de son meeting à Nice le 28 mars

François Hollande lors de son meeting à Nice le 28 mars (AFP PATRICK KOVARIK)

Le candidat socialiste connaît bien les Landes pour y être venu à plusieurs reprises en qualité de Premier secrétaire du PS, mais aussi en vacances l’été dernier à Hossegor.

L’occasion pour le candidat de soigner le courant emmanuelliste sur ses terres originelles au cours d’une courte visite : François Hollande arrivera en début de soirée en provenance de Montpellier où il assiste au Congrès de la FNSEA. Il repartira à Paris sitôt le meeting achevé, puisque vendredi, il s’envolera pour faire campagne à Mayotte et La Réunion.