
Les enquêteurs sont à l’affût du moindre renseignement pouvant leur indiquer une piste. (é. cabanis/afp)
C’est un travail de fourmi que réalisent les quelque 200 enquêteurs sur le terrain, à Toulouse, mais aussi à Montauban et dans toute la région Midi-Pyrénées. Les hommes de la police judiciaire, de la sous-direction de l’antiterrorisme, du renseignement intérieur, de la sécurité publique et même une équipe du Raid sont à pied d’œuvre pour traquer et mettre hors d’état de nuire le tueur.
Des photographies extraites du film de vidéoprotection de l’école israélite toulousaine montrant l’assassin chevauchant son scooter, un Yamaha T-Max 530, ont été diffusées auprès de tous les services de police et de gendarmerie de France. Sur ces images, le puissant deux-roues ainsi que le casque du pilote sont de couleur claire alors qu’à Montauban, lors de l’attaque des militaires du 17e régiment du génie parachutiste, ils étaient noirs. Des détails démontreraient que le tueur a repeint le carénage du scooter déclaré volé le 6 mars, à Toulouse.

La vidéo analysée
Hier, des policiers ont recensé les professionnels de la marque japonaise dans la région. « Nous devons croiser et vérifier tous les renseignements qui nous parviennent, concède un enquêteur. Il y en a de crédibles, d’autres moins, mais nous ne devons négliger aucun témoignage. » La vidéo permet, en tout cas, de voir un homme agile, d’environ 1,75 m, agissant de sang-froid et sachant manier les armes. Il vise clairement ses cibles et exécute ses victimes à bout touchant.
Ainsi, comme le révélait, hier « Sud Ouest », le tueur au scooter serait apparemment équipé d’une caméra lorsqu’il passe à l’acte et filmerait l’indicible. « C’est un indice qui a été signalé, a confirmé le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant. Il s’agit d’un appareil d’enregistrement de vues qui se place sur la poitrine et est ajusté par des sangles. » Cette caméra de type GoPro équipe habituellement les sportifs de l’extrême pour immortaliser leurs exploits. « Des parachutistes l’utilisent pour filmer leurs sauts », souligne un officier de police judiciaire.
La petite annonce
À Toulouse, les 200 policiers sont répartis par ateliers et font remonter chaque information en temps réel auprès de la direction de l’enquête, supervisée sur place par Claude Guéant et Christian Lothion, le patron de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).
Hier, le porte-à-porte n’a semble-t-il rien donné de probant. Les riverains de la rue Jules-Dalou n’ont rien vu. Les policiers travaillent également sur l’annonce passée sur Internet par le sous-officier de la caserne Francazal qui vendait sa moto et mentionnait son statut de militaire. Il s’agit de la première victime abattue le 11 mars à Toulouse d’une balle en pleine tête tirée par un homme à scooter. Les enquêteurs de la criminalité organisée décryptent près de 600 contacts liés à cette petite annonce. D’autres policiers passent au peigne fin les registres de sortie des hôpitaux psychiatriques. D’autres encore se focalisent sur la provenance du pistolet automatique 11.43. « Des milliers de vérifications ont déjà été faites », a déclaré Claude Guéant. Le tueur, pour l’instant, demeure introuvable. La chasse à l’homme se poursuit.





L’argument présidant à ce projet est la lutte contre la fraude en matière sociale. Selon le ministère du Travail et de la Santé, le montant de ces fraudes s’est élevé en 2010 à 458 millions d’euros mais le ministre évaluait celles-ci, en 2011, à "plusieurs milliards d’euros par an".
L’introduction des passeports biométriques en France remonte déjà à 2008. Plusieurs millions de documents ont ainsi été délivrés par les pouvoirs publics aux personnes désireuses de se rendre à l’étranger. Ce document réputé infalsifiable fait dependant l’objet d’une polémique. Selon LeParisien.fr, 10 % des documents des 7 millions de passeports en circulation à fin 2011 seraient des faux. Un chiffre jugé fantaisiste par le ministère de l’Intérieur. Lequel reconnaît incidemment qu’un certain nombre de documents, "reçus indûment" à défaut d’être des faux au sens propre, sont actuellement en circulation.
La nouvelle carte doit-elle être biométrique ? La proposition de loi présentée fin 2011 avait provoqué une levée de boucliers. Elle a été définitivement actée lors d’un vote solennel des députés, rappelle LeMonde.fr, ce mardi 6 mars, lors de l’ultime séance de la mandature. La nouvelle carte biométrique doit intégrer deux puces. La première, dite « régalienne », contiendra les informations d’identité de son propriétaire : nom, prénom, date de naissance, empreintes digitales, couleur des yeux… La seconde, facultative, est destinée à la gestions de services en ligne.
Exit le fameux document rose octroyé à vie par l’examinateur après l’examen de passage. Le glas a sonné pour le permis de conduire traditionnel depuis… 2006. C’est cette fois l’Europe qui a dicté ses conditions, via une directive du 21 décembre 2006. Cette disposition sera appliquée en France à partir de 2013. L’Etat préparerait ainsi, selon LeFigaro.fr, quelque 40 millions de permis à puce biométrique. Une "révolution silencieuse" selon le quotidien.